Guide pour se faire payer


29 juillet 2018 12:34

Notre guide pour se faire payer en tant que freelance et travailleur indépendant

Le freelancing, c’est la liberté de pouvoir travailler depuis n’importe quel endroit, avec des clients de régions et pays différents. D’ailleurs, il est fréquent que le freelance ne rencontre pas physiquement le client final, et que la mission se fasse intégralement à distance.

Dans ce cas, quels garde-fous mettre en place pour éviter les retards de paiement et les impayés ?

En tant que travailleur indépendant, l’objectif doit être de rentabiliser efficacement votre temps de travail, afin de réaliser votre objectif de chiffre d’affaires tout en vous dégageant du temps libre pour d’autres activités. Vous n’avez pas envie de courir après votre client pour qu’il paye enfin la facture adressée il y a plusieurs semaines, et encore moins que le fruit de votre travail s’envole en fumée à cause d’un impayé !


Gardez une preuve écrite

Avant chaque mission, il est impératif d’établir un écrit qui fera par la suite office de preuve en cas de désaccord, de retard de paiement ou d’impayé. Cet écrit peut prendre la forme d’un simple e-mail ou d’un contrat papier. Toutefois, nous recommandons vivement – par soucis d’efficacité – l’établissement d’un devis signé par le client, ou accepté par celui-ci par retour d’e-mail.

En effet, pour gagner du temps tout en vous protégeant juridiquement, le devis est une solution idéale : il permet de répondre à la demande de renseignements faite par le potentiel client, tout en servant de contrat de prestation de services si ce dernier décide de vous mandater pour effectuer la mission. Suivez Nos conseils pour rédiger un devis efficace.

Sachez qu’il est possible d’ajouter à votre devis type des clauses particulières, permettant par exemple d’envisager une pénalité en cas de retard de paiement.

Demandez un acompte

Une solution relativement efficace pour limiter les impayés est de demander un règlement partiel avant de démarrer le travail, surtout lorsque vous faites affaires avec un nouveau client. Vous pouvez ainsi demander entre un tiers et la moitié du prix total de la mission avant de commencer. Le client peut parfaitement comprendre que si vous n’êtes pas payé, vous ne travaillez pas.

Vous n’imaginez pas le nombre de personnes qui travaillent sans aucune garantie et qui, malgré le sérieux de leur travail, ne sont in fine pas payés. Pour percevoir cet acompte, vous pouvez utiliser les modes de paiement habituels, dont les plus pertinents sont listés ci-après.

L’acompte n’étant par définition que partiel, il persiste un risque de retard et de non-paiement du solde final.

Facturez régulièrement

Si vous souhaitez que votre client paye dans les délais, il faut vous-même être sérieux et ponctuel dans la facturation. Si vous facturez au temps passé sur le projet et non au forfait, n’hésitez pas à envoyer une facture par semaine ou tous les quinze jours. Si vous vendez un forfait, il est conseillé d’envoyer la facture dès la fin de la mission, en même temps que la livraison du travail.

Plus le laps de temps qui s’écoule entre le moment où vous envoyez la facture et le moment où vous percevez les fonds est court, plus vous réduisez vos besoins en trésorerie et plus vous gagnez en efficacité. Par exemple, si votre client a trente jours pour payer et que vous facturez une seule fois par mois, il peut se passer deux mois complets avant que vous ne perceviez le fruit de votre travail … et ce, sans compter les retards fréquents de vos clients.

Pour se faire payer il ne suffit pas d’envoyer une simple facture. Votre client est comme vous, débordé par le travail et le simple fait de lui communiquer une facture ne garantit en rien le paiement final. Mettez en place une procédure de relance, que vous suivrez à la lettre. Certains outils permettent d’automatiser les relances par e-mail. Un coup de fil en personne est souvent bien plus efficace.


Choisissez un mode de paiement

Quels modes de paiement proposer à vos clients ? Les chèques sont obsolètes et ont l’inconvénient d’être long à expédier et à encaisser. En plus, vous ne saurez jamais si le client l’a bel et bien envoyé dans les temps, et serez sans cesse en train de vérifier votre compte en banque.

La carte bancaire et le virement bancaire sont deux solutions relativement rapides, et permettent de limiter au maximum les frais. Quant à Paypal, la solution est considérée comme la plus facile et la plus rapide pour se faire payer, et permet de voir instantanément le versement du solde sur le compte. Les frais Paypal sont de l’ordre de 0,25 EUR + 3,4 % du montant perçu.


La solution optimale : le tiers de confiance

Malheureusement, même en prenant toutes les précautions listées ci-dessus, les retards de paiement et impayés sont fréquents. La seule solution permettant de garantir un paiement intégral et dans les délais est le tiers de confiance.

Le tiers de confiance est considéré comme la solution de paiement à distance la plus protectrice pour les clients et pour les freelances. Le principe est simple : le travailleur indépendant commence la mission uniquement après que le client ait déposé l’argent sur le compte du tiers de confiance. Les fonds sont ensuite débloqués lorsque la mission est réalisée. Ce mécanisme est appelé séquestre (escrow payment protection en anglais). Il est fortement recommandé lorsque vous travaillez avec un client que vous ne connaissez pas ou peu, ainsi que pour toutes les transactions réalisées à distance.

C’est d’ailleurs la technique utilisée par la plupart des sites de mise en relation spécialisés. Seul inconvénient de ces sites : leur prix, jusqu’à 25% du montant de la mission !

L’avantage d’un tiers de confiance est qu’il se concentre uniquement sur la protection des parties, ainsi vous ne payez pas pour l’aspect mise en relation. Il suffit de proposer au futur client de payer via le tiers de confiance. En plus, les frais peuvent être répartis entre le prestataire de service et le client !